1996 - Terre Indigo

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- CD Une Musique 191 694 2
- CD2t Une Musique 192 192.2 -> Terre indigo - Terre indigo (Instrumental)
- DVD de la série

« Avec « Les femmes préfèrent les grosses » et « Docteur Françoise Gailland » au cinéma, ce sera ma troisième grande composition de bande son. J’adore ça. En plus, j’ai vu les premiers rush où Francis Huster et Mireille Darc sont superbes. Je vais me régaler à faire mousser leurs passions sur mes montées d’instruments »
Catherine Lara (France soir 29 août 1995)

Chanson du générique interprétée par Barbara Scaff et Phippie Candélon

Musique composée par : Catherine Lara et Sylvain Luc
Arrangements et réalisation : Catherine Lara et Sylvain Luc
Claviers: Catherine Lara, Sylvain Luc, Vic Emerson
Guitare et basse: Sylvain Luc
Violon solo : Catherine Lara
Piano : Bruno Fontaine (sauf n°1 Vic Emerson)
Arrangement cordes : Bruno Fontaine

"Autant en emporte Lara"

Ca commence par un bruissement de vent qui vire instantanément à la tempête, au grondement de l'orage, percussions et piano aidant. Tout "Terre Indigo" est déjà dans son thème musical : la passion extrême, la violence des sentiments, le climat d'affrontement entre les êtres dans une nature envoûtante et parfois impitoyable, l'impression que tout - et son contraire - peut arriver...

Etrange coïncidence, fascinante rencontre, c'est Catherine Lara, femme de passion s'il en est, aux racines affectives embrassant la Gironde et l'Espagne, qui signe la musique de cette histoire d'exilés bordelais dans la Cuba des années 20. Si ce n'est pas tout à fait une première pour elle (elle a déjà composé pour deux films : "Docteur Françoise Gailland" et "Les hommes préfèrent les grosses"), l'entreprise frôle ici le marathon. "Pour les huit épisodes du feuilleton, raconte Catherine, il fallait écrire quatre heures et demie de musique, ce qui représente plue de quatre albums... Comme pour mon dernier album, justement, j'ai travaillé avec Sylvain Luc. on est entré en studio avec seulement quelques idées dans la tête. On a vu le film, on le trouvait très beau. Du genre "Autant en emporte le vent". Une saga pleine d'élégance, où c'est émouvant et où ça joue bien. On avait évidemment les rushes, et on s'est mis à improviser sur les images, lui à la guitare, moi au violon. On a cherché quelque chose de lyrique, d'assez romantique, puisque les comédiens sont en costumes d'époque. Et comme ça se passe à Cuba, avec quelquefois un fond rythmique".

Il faut croire que le cocktail a fonctionné, puisque tout le monde a été emballé, du réalisateur aux comédiens, la musique étant mixée aux rushes au fur et à mesure. Aujourd'hui, Terre Indigo, le disque, réunit les meilleurs moments de la musique originale conçue par Catherine Lara. De la quinzaine de thèmes liés aux différents héros (Constance, Joseph, les enfants...) ou à des moments forts comme l'évasion de Pierre, et des nombreuses variations qui les ponctuent, 18 morceaux ont donc été extraits, "Terre Indigo" ouvrant l'album en version instrumentale pour le clôturer en chanson de générique. Pas de recette, l'émotion. Emus par les acteurs, Catherine et Sylvain ont eu à coeur de donner le meilleur d'eux-mêmes. Elle en est encore toute excitée : "On n'a pas forcément suivi l'ordre des épisodes. Par exemple un thème m'est venu très vite pour le septième, où tout le monde est atteint d'une fièvre horrible; à un moment donné, Jean Sagols m'a demandé un tango, puis après, des ambiances un peu tendues, un peu angoissées...
C'est formidable, la musique de film! On peut tout faire, ça me passionne! De plus mes univers sont assez symphoniques et on s'est payé le luxe d'orchestrations un peu à la Ravel. On a évité au maximum les synthés, et on a eu la chance d'avoir un orchestre symphonique avec des formidables arrangements de cordes de Bruno Fontaine
". Il suffit d'écouter : le toucher aérien du piano de ce dernier dans "Suavidad" (Cuba oblige, tous les morceaux sont intitulés en espagnol), l'envolée du violon de Catherine dans "Fervorosa" où - comme à plusieurs reprises - elle se "régale", les mélanges rythmiques à la fois classique et étonnamment modernes, les audaces harmoniques qui clignent de l'oeil à Mahler, sans oublier les accents romantiques plutôt proches de Rachmaninov et Chopin.

Une vraie chanson

Quant à la chanson du générique, Catherine Lara a confié l'écriture du texte à Jean-Jacques Thibaud, qui a largement participé à ses deux derniers albums. Lui aussi a craqué sur la série de Jean Sagols, comme sur la mélodie de Catherine. A mots simples mais jamais simplistes, il a su traduire le mouvement du récit.

Il explique "J'ai lu le scénario et j'en ai fait une espèce de polaroïd, avec les flashes qui me revenaient. Il fallait que ce soit simple et efficace. Moi, c'est toujours la musique qui me guide. J'avais trouvé plusieurs refrains, peut être plus forts au niveau des mots, mais ça ne sonnait pas. je ne savais pas qui le chanterait, mais quand j'ai entendu Barbara l'emmener à une telle hauteur, et la voix de Philippe... quel bonheur!"

Barbara et Philippe, ce sont Barbara Scaff et Philippe Candelon, les deux rôles phares de la comédie Les années twist. Il y a trois ans, lorsque la pièce a été montée au Folies Bergères, Catherine Lara a participé aux auditions auprès du metteur en scène, Roger Louret. Depuis, ils font "un tabac", souvent en duo. Philippe reconnaît : "Quand on nous a parlé d'un générique de feuilleton, on ne savait pas trop quoi en penser. On avait l'image de chansons un peu faciles, de paroles légères... mais connaissant Catherine, on n'a pas hésité". Barbara, qui chante la première voix ( et quelle voix!), confirme : "La mélodie n'est pas abordable en quelques minutes, mais quand on l'a apprise, quel plaisir! C'est une vraie chanson. Quand je l'ai entendue, je me suis dit : Catherine aurait pu sans problème la chanter elle-même! C'est extraordinaire qu'elle ai pensé à nous, je suis sûre qu'il y a énormément de stars qui auraient été ravies de le faire!"

Sans doute, mais ceci est une autre histoire... et pas forcément plus belle.

Documents de 3 pages réservés à la presse pour la promo de la série et du CD
Daniel Pantchenko (Journaliste à la revue Chorus)

- Catherine Lara réalisateur…

Après une longue carrière dans la chanson, Catherine Lara s’est essayée à la musique à l’image. « Terre Indigo » orchestre symphonique, arrangements sophistiqués, collaboration artistique avec Bruno Fontaine, Catherine s’en donne à cœur joie… Pour la chanson du générique, elle fait appel à des artistes inconnus du grand public, Barbara Scaff et Philippe Candelon, qu’elle a repérés dans la comédie musicale « Les années Twist ». Catherine va produire un album pour ces deux chanteurs, composé essentiellement de duos. Le premier single en duo, « Paboamba » chez une musique, et son accueil a été positif. Deux autres simples sertiront « Maggie » chanté en anglais par Barbara Scaff et « Le chemin des Loups » chanté par Philippe Candelon. L’album intitulé « Toi et moi ».

« J’avais envie de m’occuper des autres. Sur un disque, j’avais tendance à me mettre en retrait, alors aujourd’hui, je pousse en avant ceux que je produis ! 
Sur un disque, on ne vend pas une partie de basse ou un son de clavier, mais d’abord une émotion. C’est elle que j’ai privilégiée, sans négliger le reste… au contraire. Nous avons fait venir des gens exceptionnels : Thierry Eliez, Vic Emerson, David Fall, Sylvain Luc… Idem pour les textes,

J’ai composé la musique des chansons, j’ai aussi réalisé les arrangements, et plus ça va, plus je dépouille. Cela dit, quand j’invite un excellent musicien, je ne me contente pas de lui faire jouer trois notes : je remplis les piste, puis je prends les meilleurs moments, en éditant.
Mettre en valeur la personnalité des chanteurs : voilà ce qui m’importe. Bien sûr, on se sert parfois de boucles ou de choses comme ça, mais rien ne vaut un bon musicien qui donne son âme… 
écrits par Barbara , Didier Barbelivien, Jean-Jacques Thibaut, Etienne Roda-Gil… ou moi !
Pour un chanteur, le travail en studio, sans public, est très déstabilisant, il y a toute une atmosphère à créer, un climat de bien-être… J’adore faire ça. La France compte peu de producteurs. Nous n’avons guère d’équivalents de Quincy Jones, Rupert Hine ou de Trevor Horn… Finalement, je me demande si ce métier n’est pas bien approché par les artistes eux-mêmes, non en termes de goûts musicaux, mais de travail bien fait. Le boulot que Goldman a fourni sur Céline Dion est formidable. Il faut trouver la bonne personne : un producteur doit être musicien dans l’âme, mais aussi généreux. C’est une profession difficile, qui nécessite un recul permanent : oublier ce qu’on ferait soi-même, rester fidèle à un cahier des charges, respecter l’artistique et la personnalité chanteur. Moi-même, je me considère davantage comme musicienne que chanteuse. Mes cordes vocales, comme celles de mon violon, sont un instrument.
Je ne me suis pas gênée d’interpréter quelques parties au violon ! En fait, en modifiants l’accord, j’ai fait tout l’orchestre à moi toute seule ! Pierre Jacquot m’a aidée ensuite à l’harmoniser, mais nous avons en commun cette haine des tapis de cordes « Mondial Moquette », très difficiles à avaler pour un violoniste. Il y a bien mieux à faire, avec des outils au son aussi large et généreux qu’un synthé analogique Oberheim, que de mal singer des cordes.
Maintenant j’ai un autre projet, enregistrer un album entièrement instrumental, aux influences world, où le violon aura une place prépondérante. Le mariage violon/world, avec des voix ethniques, m’intéresse beaucoup. J’y utiliserai un violon baryton, un instrument très rare, à la tessiture en dessous de l’alto. » (ARAL est déjà en vue…)
Catherine Lara - propos recueillis par Franck Ernould.

- « Terre Indigo quel marathon musical ! »

« Quatre heures et demie de musique pour huit épisodes, l’équivalent de quatre albums. Oui, mais en sept mois seulement. Vous imaginez le travail qu’il faut abattre pendant ces sept moi ? »
Catherine Lara trouve des accents de marathonienne des croches pour parler des conditions dans lesquelles elle a composé et enregistré la musique de « Terre Indigo ». Fin décembre, elle est entrée en studio avec son complice, Sylvain Luc.
« Vierges, sans aucun préjugé en tête, nous nous sommes installés devant l’écran et avons laissé courir les images. Nous avons cherché quelque chose de lyrique, d’assez romantique, les comédiens étant en costumes d’époque. Comme ça se passe à Cuba, avec parfois un fond rythmique, nous improvisions, Sylvain avec sa guitare, moi avec mon violon. »Cuba oblige, tous les morceaux ont un titre espagnol. Il faut entendre le touché aérien de Bruno Fontaine au piano dans « Suavidad » ou l’envolée du violon de Catherine dans « Fervorosa » pour être pris dans le tourbillon du romanesque. Ils se sont régalés des mélanges rythmiques à la fois classique et étonnamment modernes, où les audaces harmoniques font des clins d’œil à Mahler et flirtent avec les accents romantiques plutôt proches de Rachmaninov et Chopin. Le cocktail a fonctionné puisque, du réalisateur aux comédiens, tout le monde a été emballé. Aujourd’hui, « Terre Indigo », le disque, paroles de Jean-Jacques Thibaud, réunit les meilleurs moments de la musique originale signée Catherine Lara. De la quinzaine de thèmes liés aux différents héros ou à des moments forts comme l’évasion de Pierre, 18 morceaux on été extraits.
« Terre Indigo » commençant l’album en version instrumental pour le clôturer en chanson au générique . Une chanson interprétée par Barbara Scaff et Philippe Candelon, qu’elle a trouvés dans le vivier des « Années twist » . Le créateur et son complice Roger Louret, le « père » des Baladins en Agenais, une école du spectacle installée dans le Sud-ouest, à Monclar. Catherine l’avait aidé à trouver les chanteurs du spectacle. « Ensemble, nous avons auditionné 380 mômes. »

Fabrice Guillermet - Télé 7 jours août 1996

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