1977-Vaguement

Adlibitum 1972 Les années poussière 1972 La craie dans l'encrier 1974 Nil 1975 Jeux de société 1976 Vaguement 1977 Coup d'feel 1979 Geronimo 1980 Johan 1981 Revue et corrigée 1982 T'es pas drôle 1983 La rockeuse de diamants 1983 Flamenrock 1984 Nuit Magique 1986 A Travers les autres 1987  Rocktambule Les romantiques 1991 Maldonne 1993 Mélomanie 1996  Graal Passe moi l'ciel 2005 Une Voix Pour Ferré 2011 Au Cœur De l'Âme Yiddish 2012


335 Vaguement45t Promo Balla de pour une boussole K7 aeroport-vaguemen

- Pressage France : 33t CBS PFS 90438 - Pressage Canada : 33t CBS CAN 90438 - CD Sony BUK 50213 (1991)
- 45t promo CBS 5808 -> Ballade pour une boussole - Ma maison dans la plaine
- K7 spéciale aéroports


 

Face A

1 Vaguement - D.Boublil/Catherine Lara
2 Le dernier rendez-vous - D.Boublil-L.Plamondon /Catherine Lara-Caude Engel
3 Ballade pour une boussole - D.Boublil/Catherine Lara
4 Branche-toi sur moi - L.Plamondon/Catherine Lara
5 Babylone - D.Boublil/Claude Engel

Face B

1 Ma maison dans la plaine - L.Plamondon/Catherine Lara
2 Les yeux fermés - D.Boublil/Catherine Lara
3 Personne - D.Boublil/Catherine Lara
4 Chante - D.Boublil/Catherine Lara
5 Ivre d’images - D.Boublil/Catherine Lara
6 Sonate pour une guitare et violon (inst)* - Claude Engel

* Violon : Catherine Lara - Guitare : Claude Engel
Réalisation Musicale : Claude Engel et Catherine Lara
Direction artistique : Claude Dejacques

On est en 1977, années faste décidément pour les déc(lara)tions d’amour. Dans son album symphonique, Williame Sheller, l’alter ego pianistique de la jeune femme, lui dédie carrément toute une chanson , »Catherine », où il écrit : »Attends-moi demain, je reviendrai peut-être / Jeter des cailloux , le soir à ta fenêtre / As-tu remarqué, dis, comme on se ressemble / On était bien faits, tu sais pour jouer ensemble ».

« Voilà un disque qui fleure bon la nature ! Et pour cause ! j’habite alors dans une maison en rase campagne à Monfort l’Amaury. Pour enregistrer je ne vais pas au studio, c’est le studio qui vient à moi. Nous l’avons installé devant « ma maison dans la plaine » et en prêtant une oreille attentive on pourrait presque entendre les perlés de rosée qui dégringolent sur le matériel d’enregistrement ! »
Catherine Lara (l’aventurière de l’archet perdu 1987)

Un album très sobre à tous points de vue, de la pochette à la réalisation musicale, signée (tiens donc) Claude Engel. Mais sobriété n’est pas vice. Cet album a quelque chose de tellement spontané, de joyeusement libre et léger qu’on l’imagine aisément enregistré entre copain, pour le seul plaisir de jouer de la musique ensemble. Une guitare, un violon, avec la participation épisodique du piano (Georges Rabol), du synthétiseur (Georges Rodi) et de percussions (Michel Delaporte).
Catherine et Claude s’en sonnent à cœur joie, en toute simplicité, en toute complicité devrais-je dire, sur des mots qui ne se prennent pas au sérieux, qui ne prétendent jamais changer le monde. Juste une profession de foi qui n’étonnera personne : « La musique c’est toute ma vie » (« Ma maison dans la plaine »). Ou bien cette injonction sans prétention : « Pour ne plus être seul(e) / pour traverser les murs / pour que ton air soit pur : chante » (« Chante »). Et cette petite curiosité, chantée entièrement a cappella « Vaguement », qui n’est pas sans rappeler « Orléans Beaugency », revue et corrigée par Crosby, Stills et Nash.
Erwan Le Tallec Paroles et Musique 1985

On arrive à l’ultime album de sa première période. Aux antipodes du précédent, enregistré à la campagne (où Catherine vient d’acquérir une maison), dépouillé, réalisé par un artisan à tout jouer, précisément nommé Claude Engel, il fait la part belle à l’émotion douce, à l’image de « Babylone », où les voix de la chanteuse et du musicien s’entrecroisent et se répondent. Daniel Boublil, particulièrement inspiré, y signe encore la plupart des textes, mais un nouvel auteur, plus directe, déjà plus rock, entre en lice dans deux titres (et demi!), dont « Branche-toi sur moi », qui enfonce le clou (« J’suis une femme allumée ») et « Ma maison dans la plaine », qui enfonce l’archet : « La musique, c’est toute ma vie / J’en fais même dans mon lit ». C’est Luc Plamondon : « Je l’ai découvert au Québec à travers des disques de Diane Dufresne « J’ai douze ans maman », « La chanson à Elvis…) Dit Catherine. C’est une rencontre très importante… J’aime beaucoup cet album : on a dû en vendre trois, mais il y a des chansons que j’adore et que je pourrais reprendre un jour ».
Daniel Pantchenko Chorus 1996

Au dos, une dédicace jolie et boy-scout de Jo, alias Georges Moustaki. Inutile pourtant de craindre le pire. Claude Engel est à la réalisation musicale (Claude Dejacques est à l’artistique, il garde le magasin, comme d’habitude). Catherine a trouvé quelqu’un avec qui faire de la musique. Ça donne une perle où Engel double sa voix : « Babylone ». Boublil s’est fait orfèvre pour la circonstance : « Au bal de Babylone, avec les fous de pacotille et les meilleurs joueurs de billes »… Certaines chansons ont ici des complicités de quatuors à cordes (hello Will !) et les musical bridges sont des traits de violon. On soupçonne à présent que certaines douceurs embellissent Catherine.
Sylvie Coulomb Chanson Magazine 1985

En versant dans la facilité, on pourrait dire que la musique de Catherine Lara est une synthèse de la musique classique, de la musique « folk » et de la grande musique française. On pourrait ajouter que la voix de Catherine est merveilleusement timbrée. Mais, ainsi, on donnerait une image très imparfaite de la réalité. L’art de Catherine est tellement personnel que, semble-t-il, aucun adjectif ne parvient à le décrire avec précision. Déjà, en entendant parler d’art personnel, d’aucuns penseront à un art ésotérique. Non, c’est une musique ouverte, qui ne demande qu’à se partager. On ne peut pas dire non plus que la musique de Catherine Lara est faite de sensibilité car, en matière de chanson, sensibilité veut trop souvent dire mélodrame. On ne pourra pas parler de musique délicate, bien qu’elle soit ciselée avec amour, tant cette musique est sensuelle et humaine.
Et pourtant, c’est un peu le reproche qui a été fait aux disques précédents de Catherine : ils ne montraient pas assez combien elle aime la vie et les êtres humains. Dans son nouveau disque, sans rien renier, elle a voulu faire quelque chose de plus direct. « J’ai évolué dans la simplicité », dit-elle. Pas de concession à la mode : par exemple, dans ce disque, l’orchestre ne comporte pas de batterie. Catherine joue elle-même du violon, de l’alto, du violoncelle et de la guitare. Son ami Claude Engel joue de la guitare et de la basse. Enfin, Georges Rabol, le pianiste, s’est joint à eux. Ils ont travaillé continuellement pendant deux mois, en une équipe parfaitement soudée. C’est Daniel Boublil, l’inséparable parolier de Catherine Lara, qui a écrit les textes, ainsi que Luc Plamondon, le parolier de Diane Dufresne.
Télérama 1977

Commentaires

<p>Bonjour,</p>
<p>Cet album est dans ma discographie depuis sa parution. J'ai toujours adoré la "Sonate pour guiare et violon" mais je cherche désespérément à me procurer la partition de ce morceau sans succès. Pouvez-vous m'aider svp ?</p>
<p>Merci d'avance, cordialement,</p>
<p>Valérie</p>

Ajouter un commentaire

Plain text

  • Aucune balise HTML autorisée.
  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.
CAPTCHA
Cette question permet de savoir si vous êtes réellement un visiteur et permet de prévenir toutes intentions de spam.
Image CAPTCHA
Saisir les caractères affichés dans l'image.