1986-Nuit Magique

Adlibitum 1972 Les années poussière 1972 La craie dans l'encrier 1974 Nil 1975 Jeux de société 1976 Vaguement 1977 Coup d'feel 1979 Geronimo 1980 Johan 1981 Revue et corrigée 1982 T'es pas drôle 1983 La rockeuse de diamants 1983 Flamenrock 1984 Nuit Magique 1986 A Travers les autres 1987  Rocktambule Les romantiques 1991 Maldonne 1993 Mélomanie 1996  Graal Passe moi l'ciel 2005 Une Voix Pour Ferré 2011 Au Cœur De l'Âme Yiddish 2012


33t et CD Nuit magique33t Nuit magique45t Nuit magique45t Au milieu de nulle part

- Pressage France : 33t Trema 310 197 - CD Trema 710 197 - K7 Trema 110 197 / Pressage Canadien : TREMA TRM-3003
- 33t Trema 310 197
 - 45t Trema 410 348 -> Nuit magique - Au milieu de nulle part
- 45t Trema 410 325 & Maxi 45t Trema -FR-510031 -> Au milieu de nulle part - Étranger


 

1 Graffiti -   L.Plamondon/S.S.Maria
2 Nuit magique -  L.Plamondon/S.S.Maria-C.Lara
3 Décaféine-moi  -  M.Drouin/C.Lara-S.S.Maria
4 Seule  -  S.S.Maria-C.Lara/S.S.Maria-C.Lara
5 Assis dans l’eau -  L.Plamondon/S.S.Maria-C.Lara
6 Au milieu de nulle part -  L.Plamondon/S.S.Maria-C.Lara
7 Entre deux pôles -  L.Plamondon/S.S.Maria-C.Lara
8 Histoire de fou -  L.Plamondon/S.S.Maria-C.Lara
9 Étranger  -  L.Plamondon/S.S.Maria-C.Lara

 

♫ Retrouver la partition de cette chanson
Arrangements : Sébastien Santa Maria et Catherine Lara
Réalisation : Sébastien Santa Maria, Catherine Lara et Y.Jaget

« Il m’arrive toujours des trucs insensés. C’est comme pour Nuit Magique, mon album était fini, j’en avais tous les titres. On termine la séance et tout a coup au piano presque en m’amusant, trois notes et ça a fait tilt dans ma tête. En deux heures le titre Nuit Magique était en boite et c’est lui qui est monté au hit parade, je crois que tout le monde l’a aimé »
Catherine Lara, Salut 1986 Andréa.

Catherine Lara 1986

 

Par ses premières incursions dans la musique pop, à laquelle elle se convertissait à l'âge de 35 ans, Catherine Lara faisait éclater les "nobles" frontières qui avaient entouré sa formation, soit celles du Conservatoire. Cette vocation tardive a sans doute accéléré son évolution; en dix ans seulement, cette artiste, à travers un bouillonnement constant d'expérimentations frénétiques, en est arrivée à parfaire une forme unique : le rock symphonique.
Les synthétiseurs ont en effet remplacés les cordes et les cuivres, et les chœurs se retrouvent modelés grâce aux effets électroniques. Catherine Lara a  composé et réalisé cet album en étroite association avec le claviériste et arrangeur brésilien Sébastien Santa Maria. Le rythme qui imprègne ce disque s'ouvre plus nuancé que jamais, et la voix de Catherine Lara y atteint une intensité quasi animal. Luc Plamondon a signé la plupart des textes et il vaut la peine de souligner ceux, particulièrement efficaces, de "Nuit Magique", "Au milieu de nulle part" et "Histoire de fou"; une fois de plus, la contribution de Plamondon se révèle efficace, renforçant même la démarche d'artistes extrêmement doués. Robert Thérien

Pour la première fois depuis le début de ma carrière, c’est mon violon qui garde seul ma pochette de disque. Après avoir réglé les comptes dans l’album précédent. »

 

 

« Nuit Magique », parce que tout ce qui se passe la nuit me fascine. C’est le moment où les choses et les gens prennent une autre dimensions. Mais au-delà de ce que la nuit représente pour moi, il y a réellement quelque chose de « magique » dans cette chanson. Le plus extraordinaire, c’est qu’elle est arrivée par hasard, alors que nous ne l’attendions plus ! J’avais déjà huit titres bien ficelés pour faire un album, le travail semblait terminé. Les musiciens rangeaient déjà leurs instruments et le parolier son stylo à bille, tandis qu’ils fredonnaient :
« ce n’est qu’un au revoir »… J’allais en faire autant lorsque j’ai aperçu dans un coin de la pièce, un piano. Je me suis approchée et j’ai commencé à jouer quelques notes au hasard, puis plusieurs mesures… La mélodie venait naturellement sous mes doigts, comme si ce n’était pas moi qui les guidais sur le clavier. Le piano a joué un bon moment jusqu’à ce que les notes ne s’effacent plus dans ma tête. Lorsqu’il s’est arrêté, il était tard dans la nuit. Je sais maintenant que ce piano n’était pas « truqué ». C’était celui de Sébastien Santa Maria. Un peu plus tard, les paroles qui ont accompagné cette mélodie étaient celles d’un grand magiciens : Luc Plamondon.
Quant à la Rockeuse « Elle l’a pas dit son dernier mot même si elle s’offre quatre minutes de slow. Le slow, n’est-ce pas le repos du rocker, »

Catherine Lara (L’aventurière de l’archet perdu 1987)

- Le TOP 50

Catherine Lara reste 22 semaines au classement du TOP 50 qui fait référence en 1988. Elle y entre le 15 juin directement à la 34ème place et elle montera 4 semaine plus tard le 13 juillet à la 13 ème place puis 14 et 15 ème pour rester en suite 2 semaines à la 13 ème place pendant 2 semaines celle du 3 août et celle du 10 août.

- Au milieu de nulle part

Catherine Lara 1986Mars 86. Un an après sa série de spectacles de sensualité éclatée à travers le Québec, qui avait conquis public et critiques, Catherine Lara revient avec un nouvel album intitulé Au milieu de nulle part. Un microsillon ni noir ni blanc, plutôt les deux à la fois. Un microsillon délibérément fort, évolutif et achevé, entre  le ciel et l'enfer. Un microsillon signé Catherine Lara. Voilà.
Au milieu de nulle part. Une première au Québec et une première pour la France. Jamais avait-on assisté auparavant à pareille collaboration entre un auteur québécois et une artiste française. D'un côté, la voix et la musique de Catherine Lara, toujours rockmantique. De l'autre, les mots et les émotions de Luc Plamondon, toujours plume-de-rock. Ensemble, ils signent sept des neuf chansons, dont Nuit magique, Graffiti et Au milieu de nille part, le tout premier 45 tours qui en importation s'imposait déjà à la radio de Québec et de Montréal.
En France, où il est disponible depuis quelques mois, Au milieu de nulle part remporte un succès exceptionnel. Les dernières statistiques en provenance de l'Hexagone rapportent des ventes de plus de 2 000 exemplaires, chaque jour. Guère surprenant. Au milieu de nulle part est remarquable; inspiré. Il nous présente Catherine Lara à son meilleur, violon en boni comme il se doit. Se joignent à elle, outre Luc Plamondon, Marc Drouin, parolier de Décaféine-moi, Sébastien Santa Maria, arrangeur et co-réalisateur, et Tony Levin, bassiste émérite.
Au milieu de nulle part, le nouvel album de Catherine Lara.
Écoutez et succombez à celle qui a "choisi une vie plus rock'n'roll".
Kébec-Discommunique. Pierre Tremblay

- Graffiti, Seule, Assis dans l’eau, Autonome et Histoire de fous vu par Catherine

« Graffiti »
« Un souvenir de New York. Peindre sur les murs, c’est poétique. »

« Seule »
« A prendre au 75e degré ! On a la même voix avec Sébastien. On a cherché le son et l’harmonie. Il y a juste le synthé et les percussions. « Seule » est un titre respiration »

« Assis dans l’eau »
« C’est ma chanson détente. Le texte est facile. C’est le bonheur quand fous de tout, on a laissé aller les mots »

« Autonome »
« Je n’ai finalement choqué personne avec cette chanson. C’est un texte sur la liberté sexuelle. C’est la moindre des choses de pouvoir aimer qui on veut ».

« Histoire de fous »
« C’est moi, quelqu’un qui vit en allant jusqu’au bout des choses . J’aime me faire peur, car j’ai besoin de sensations fortes. Au moment où tu sors de scène tout te paraît fade ; voilà pourquoi je cultive dans ma vie les moments forts ».

Paroles et Musique 1986 - Article de Marc Thirion.

- Nuit Magique/Au milieu de nulle part vu par Catherine

Nuit Magique, dans ce disque c’est un slow?
« Absolument ! Le slow qu’on danse dans les boîtes ! J’aime vivre la nuit. Si je pouvais, je dormirais jusqu’à 7 heures du soir. Je bouge, je sors, je vois des potes. J’adore des boîtes de nuit, pour danser et regarder danser. J’avais envie d’un slow où l’on danse, où l’on frotte et flirte ! C’est une histoire d’humour qui finit en amour. Ça me ressemble, car pour moi la séduction passe toujours par la drôlerie… »

Au Milieu de nulle part caractérise bien ton style d’aujourd’hui. C’est une musique violente, mais mélodique…
« Il y a 15 mesures douces pour amorcer l’histoire, et puis on part dans une violence extrême ! C’est l’une des chansons que je suis le plus fière de chanter, tellement elle est belle. C’est ma solitude quand je suis en scène, quand je ne sais plus où je me trouve, à Lilles ou à Marseille. C’est une phrase poétique tellement juste, il y a tant de moments où je me sens au milieu de nulle part… »

ET entre deux pôles, alors?
« C’est une situation qu’on à tous vécue, une histoire d’amour à trois! On peut aimer plusieurs personnes en restant fidèle ! Tu as besoin d’aimer et d’être aimé, et puis un jour tu l’es d’un peu partout… »

Stranger, une chanson discrète pour évoquer le racisme?
« Moi, je suis pro-jaune, pro-noire, pro-rouge ! Et je voulais essayer d’en parler poétiquement. Nous vivons des problèmes raciaux intense, il faut soulager nos névroses. Je suis contre les frontières. Les étrangers nous enrichissent. J’ai besoin d’autres cultures que la mienne. »

« Libre d’aimer une femme ou un homme » c’était Autonome…
Avec cette chanson je n’ai choqué personne. C’est un texte sur la liberté sexuelle. C’est la moindre des choses de pouvoir aimer qui on veut. Après Autonome, j’ai reçu beaucoup de témoignages des femmes qui me disaient : « Merci, de nous avoir libérées ». On me remercie d’assumer ce que j’ai envie de dire ou de faire. Ça me fait vraiment plaisir… »

Au milieu de nulle part marque un retour à un rock moins « rentre-dedans », plus proche de Johan que de Flamenrock ?
« Non,. J’avais un trop plein d’énergie que j’avais besoin de sortir, et à un moment, je me suis dit : il faut te calmer ma fille ! Je ne fais pas du commerce, mais de la musique ! Ce n’est pas parce que le côté énergique marche que je dois continuer à tout prix. Il est certain aussi que beaucoup de gens ne voulaient pas me voir rockeuse toute ma vie. D’ailleurs, le rock, ce n’est pas seulement de l’énergie ! Les ballades de Jonasz ou de Couture sont aussi rock ! Je ne serai jamais une baba cool, avec guitare et feu de bois. Dans ce disque, il y a du rythme, du punch et des chansons rythmiques. Mes deux derniers albums représentaient une cassure, qui pour moi était devenue obligatoire. On a besoin d’exagérer les choses pour mieux les comprendre. Pendant deux ans j’étais tendue, et j’ai trouvé mon équilibre musicalement. Tu as raison, j’ai un public amoureux, mais j’ai ramé des années pour l’avoir ce public ! »

Sur ta pochette c’est le retour en force du violon…
« Mon violon, c’est le prolongement de mon bras, il fait partie de ma vie. Il arrive qu’on me demande des nouvelles de mon violon. C’est mon image de marque. Je suis un violon ! C’est vrai que nous sommes dans une période où les musiques se mélangent ; prends le morceau de Sting, c’est classique, c’est somptueux ! On revient à une période très mélodique avec Phil Collins ou Vanelli. Tout ça est très musical ! Le rock n’est plus qu’une façon de vivre ! Pour ma part, j’ai l’âme rock depuis toute petite. J’ai derrière moi des années d’influence classique, il faut le temps de l’oublier, pour retrouver sa vraie nature. Maintenant je suis comme j’étais petite fille. Très vivante, énergique, casse-cou ! Après ça, il y a eu cette cassure de l’éducation, où tu commences à penser comme les autres. Quand j’avais quinze ans, j’étais bouffée par les autres, très vieille fille. Cette culture classique a été très pesante et je m’en suis vraiment sortie au moment de Johan ! J’étais enfin bien dans ma peau. Déjà avec Coup de feel, ça venait. Pendant trop longtemps je me laissais influencer facilement. Je ne rougis pas de ces années. Tu te goures, tu te plantes, et un jour tu sors la chanson que les gens attendent! »

Propos recueillis par Marc Thirion en février 1986

- Nuit magique Le clip

- Le succès de votre dernier album, et plus particulièrement de "Nuit magique", plus en émotion et en climat romantique, vous a confortée dans cette voie?
- Et comment ! Ça me réjouit de voir qu'on n'aime pas en moi que la chanteuse à l'arraché. C'est le metteur en scène Fina Torres, esthète jusqu'au bout des ongles, qui va réaliser mon clip. Un vrai clip cinéma, de la classe de celui de Johnny. Car un slow, ça rappelle l'harmonie. C'est le repos du rocker. Et celui-là se fera dans les bras d'un superbe jeune homme découvert en vitrine dans une rue à putes de Bruxelles.
Catherine Lara - Journal France Soir - Eté 1986

Catherine Lara 1986Au mois de juillet, début de période de vacances, Catherine Lara ne chômait pas. Faisant l’impasse sur le farniente, le bronzing, les plages méditerranéennes, les cocktails fous au « Café de la plage », la rockeuse de diamant préféra prendre sur son planning chargé le temps de se faire mettre en clip, en clair et en os. La chanson adaptée en images : sa fameuse « Nuit magique ». Un bon succès. Un titre carré et sacrement mélodieux et bien foutu. Donc un clip qui s’annonçait sous les auspices de la meilleure qualité. La chanson construite sous la forme d’un moment de vie dialogué, d’une mise au point entre deux personnes désolées, en réponse, un petit film bâti sur le même principe.
Scénaristiquement parlant, j’entends. Première scène : une rue exiguë, déserte, des quartiers chauds du nord de Bruxelles, la capitale des Belges où l’on trouve encore des effeuilleuses et des catins attirant leurs clients du macadam derrière les vitrines de leurs antres. Action. Un être humain arrive. C’est Catherine Lara avançant d’un pas lent en matant les jolies donzelles peu farouches qui répondent par un signe de tête ou de main incitateur. Bonjour l’ambiance, dans la rue d’la joie ! Mais Catherine continue son chemin. Dans un repère identique, se trouve un écran de TV. Le choc ! En deux clins d’œil et un mouvement, l’affaire est dans la poche. L’homme interprété par le talentueux acteur Pierre-Loup Rajot, entraîne son inattendue égérie d’une nuit vers les pistes de la vie de débauche : promenades heureuses sur le bitume adipeux, arrêt-bibine dans un bar à bière bruxellois, souvenirs-souvenirs au Polaroïd, désillusions puis conclusion dans le lit blanc immaculé des ébats en queue de poisson. Au petit matin, Catherine repart se reprocher peut être son aventure d’une nuit sans lendemain. Il y a beaucoup de dit et de non-vu dans ce clip superbement mis en scène par Finna Torrès : une jeune réalisatrice vénézuélienne, auteur d’un remarquable long métrage « Oriane », récompensé l’an dernier par l’émérite distinction de la « Caméra d’or du festival de Cannes ». Éblouie par ce film qu’elle découvrit en salle, Catherine Lara s’est aussitôt rencardée sur la personne et lui a proposé un coup : le clip de « Nuit magique. Illico, Finna Torrès a dit « Yeah ». Et le résultat est là. Une affaire qui swingue bien.
TOP50 1986

- L’affiche

L’histoire d’une affiche…

« As-tu vu mon affiche? Comment la trouves-tu? Tu sais que, pendant toute une nuit au studio, on a fait des pellicules de photos en noir et blanc pour réaliser cette fameuse affiche et vers 4 heures du matin, nous étions tous à moitié morts de fatigue, j’ai proposé alors de tourner un dernier essai, mais cette fois-ci en couleurs juste pour s’amuser car dans ma tête, j’avais décidé que mon affiche serait en noir et blanc. Je ne sais plus qui en a eu l’idée, mais pour me faire rire et me réveiller, on m’a envoyé une poignée de paillettes de strass… et au développement miracle!!! C’était la photo. »
Catherine Lara Salut 1986 Andréa

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